Opposés à La Rochelle en quart de finale de la Champions Cup (samedi, 16h00), les Sale Skarks comptent s’appuyer sur leur puissance physique pour faire déjouer les Maritimes à Marcel-Deflandre.

Ils ont impressionné les observateurs en huitième de finale ! Large vainqueur des Scarlets en terre galloise (14-57), Sale a envoyé un message fort à l’Europe du Rugby. Samedi (16h00), en quart de finale de la Champions Cup, les Sharks fouleront la pelouse de Marcel-Deflandre avec la conviction de pouvoir faire déjouer les Maritimes. « Nous sommes sans doute l’équipe la plus apte à rivaliser physiquement parmi tous les clubs de Permiership. Mais il vous faut répondre collectivement à ce défi physique, bien plus qu’individuellement », a indiqué sur le site web du club Alex Sanderson, le directeur du rugby des Sharks.

Et d’ajouter : « Quand deux poids lourds s’affrontent, il ne sert à rien de les jeter l’un contre l’autre. Ce n’est pas comme ça que vous pouvez battre votre adversaire, je n’y crois pas. Il faut être plus malin, plus tactique, pratiquer une boxe intelligente. Vous devez comprendre les points forts de votre adversaire, les annihiler avant d’imposer les vôtres.»

Sale va tenter de remporter deux déplacements de suite en Champions Cup pour la troisième fois seulement. Lors des deux précédentes occasions, Sale avait remporté le deuxième match de ces séries face à des équipes françaises (Castres en décembre 2005 et Clermont Auvergne en octobre 2008). Mais les Sharks ont un plan en tête pour se hisser en demi-finale de la Champions Cup. « À Sale, nous avons ce truc de la pêche au requin. Nous ciblons quelques joueurs chez nos adversaires, qui sont les appâts vers lesquels nos requins doivent se concentrer. Ces appâts, ce sont ceux qui donnent tout l’élan au jeu de l’équipe adverse. Et nous essayons de les contrer directement », explique Alex Sanderson.

Avant de se montrer plus prudent : « Le problème, pour ce week-end, c’est qu’au moins la moitié de l’équipe rochelaise pourrait avoir ce statut d’appât. Vous ne pouvez pas cibler une demi-équipe, c’est impossible. Voilà pourquoi je vous disais qu’il nous faudra trouver d’autres armes, et répondre collectivement.»