Vainqueur de Toulon en finale de la Challenge Cup (32-19), Bristol Bears a su rester fidèle son identité de jeu pour remporter son premier trophée européen.

Bristol Bears a réalisé une saison 2019/20 de Challenge Cup époustouflante. Vendredi, sur la pelouse du stade Maurice-David d’Aix-en-Provence, les Anglais sont restés fidèles à leur identité de jeu pour disposer du RC Toulon (32-19) et conquérir un premier sacre européen. « Notre culture, notre amour, la façon dont nous jouons ce jeu… Nous voulions y être fidèles ce soir », a confié le directeur du rugby Pat Lam à l’issue de la rencontre. Et d’ajouter : « Avant le match, je leur ai dit qu’il fallait jouer notre jeu, que l’on pourrait toujours revenir même sous la pression. »

Auteurs d’un essai après seulement 16 secondes de jeu par l’intermédiaire du demi de mêlée Harry Randall, les Bears ont parfaitement entamé leur finale pour se mettre dans les meilleures dispositions. « On a très bien commencé le match et on a fait quelques erreurs qui ont permis à Toulon de revenir. On avait prévu, sur les coups d’envoi, de marquer très vite, on voulait envoyer le ballon à cet endroit directement. À la pause, il fallait qu’on ait des ballons plus rapides car il y aurait des espaces. On savait que des opportunités allaient se présenter à nous », poursuit Pat Lam qui a dit à ses joueurs « qu’il fallait célébrer ce titre ».

A l’image du président du club Chris Booy ou du deuxième-ligne Joe Joyce, les Bears ont été submergés par l’émotion au coup de sifflet final. «Il n’y a pas de fans de Bristol ici, mais je vous le dis maintenant, nous sommes si fiers de représenter cette ville. C’est la plus belle nuit de ma carrière », a confié très ému le joueur du pack de Bristol.