Opposé à Exeter Chiefs en finale de la Champions Cup, samedi à Ashton Gate, le Racing 92 a conscience qu’il devra résister au rythme imposé par les Anglais pour décrocher une première couronne européenne.

Invaincu cette saison en Champions Cup, Exeter Chiefs a marqué les esprits en réalisant des matchs souvent époustouflants. Samedi, sur la pelouse d’Ashton Gate à Bristol, les Anglais resteront fidèles à leur système de jeu où l’intensité est le maître-mot. « Ce qui m’impressionne, c’est qu’ils ont des joueurs de talent et ils ont une vitesse d’exécution, de déplacement assez hors norme. C’est une équipe qui marque quatre essais en moyenne par match. Elle met en difficulté toutes les défenses adverses. Ils sont là pour épuiser l’équipe adverse en multipliant les temps de jeu, en conservant le ballon entre trois et quatre minutes de jeu. C’est très rare », insiste le directeur du rugby Laurent Travers.

Et d’ajouter :« Ils en sont à leur sixième finale en cinq ans. On n’est pas les favoris. A nous d’avoir une très grosse équipe du Racing ». Pour leur troisième finale de la Champions Cup après avoir chuté en 2016 contre les Saracens puis en 2018 face au Leinster Rugby, les Racingmen ont bien conscience de la tâche qui les attend. « Ils ont ce système de jeu très anglais où ils ont hyper disciplinés. Ils font toujours les mêmes choses. C’est un plan de jeu millimétré mais ils y mettent un peu de folie. Ça relance de partout. Ils sont basés sur l’attaque. Ils jouent de leur 22. C’est une équipe complète. C’est compliqué de leur trouver un point faible. Les deux choses les plus importantes vont être la discipline et la stratégie. Sur notre système offensif, je ne suis pas trop inquiet mais défensivement, il va falloir réussir à les faire reculer », explique le demi de mêlée Teddy Iribaren.

Les Ciel et Blanc devront être irréprochables dans tous les secteurs pour décrocher une première couronne européenne. « Chaque détail compte, chaque faute… on l’au vu contre le Leinster en 2018 où l’on menait à cinq minutes de la fin et on prend deux pénalités qui nous font perdre le match. On a travaillé très dur pour que les détails soient en notre faveur. On est une équipe qui arrive à maturité », indique le capitaine emblématique du Racing 92 Henry Chavancy.