Tombeurs du Leinster Rugby en finale de la Champions Cup (20-10), les Saracens ont pu s’appuyer sur un Billy Vunipola décisif en deuxième période pour décrocher un troisième sacre en Coupe d’Europe.

« Billy a sorti le meilleur match quand il le fallait… » Mark McCall, le directeur sportif des Saracens, ne s’y trompe pas. Le numéro 8 des Sarries a été déterminant dans la victoire de la formation anglaise en finale de la Champions Cup face au Leinster (20-10), à Newcastle. « On en avait besoin. Il a été très bon pour tirer ses coéquipiers vers l’avant », insiste McCall en évoquant l’international anglais qui a marqué un essai, parcouru 65 mètres ballon en mains, battu 4 défenseurs et réalisé 2 franchissements ainsi que 2 passes après contact.

Mais la prestation de Vunipola a également été exemplaire en défense avec 17 plaquages. « Je suis très ému, très reconnaissant envers tout le monde, a déclaré le numéro 8 anglais. Nous avons tous travaillé les uns pour les autres, surtout quand ce fut dur face à un adversaire aussi fort. Nous voulions rester au contact et nous y sommes parvenus à force de courage. Il en fallait quand nous nous sommes retrouvés dans nos 22 en début de deuxième mi-temps ».

Après avoir été menés 10-0 en début de match, les Sarries ont trouvé les ressources psychologiques nécessaires, même en étant réduits à 14 pendant 10 minutes après le carton jaune du troisième-ligne Maro Itoje. « Le carton de Maro nous a libérés, explique le capitaine Brad Barrit, désigné meilleur joueur de la finale avec 28 plaquages réussis. On a une bonne réaction collective. Ce n’était pas nous pendant les quinze premières minutes du match. »

Un constat partagé par Mark McCall : « On était dans une position très inconfortable en début de rencontre. Mais les joueurs ont géré cette situation de façon extraordinaire. Leur réaction a été fabuleuse. Ils ont très bien joué en deuxième période, ont très bien défendu face à une équipe du Leinster qui garde bien le ballon dans les 22. » Après 2016 et 2017, les Saracens décrochent une troisième couronne en Champions Cup, comme le RC Toulon. « C’est difficile de classer ce genre de victoire », confie McCall. Mais Brad Barritt, lui, a bien l’intention de profiter de ce grand moment pour fêter ce nouveau sacre.