Promus en Top 14, Oyonnax et Agen disputeront la Challenge Cup la saison prochaine. Une opportunité pour l’USO et le SUA de grandir et de consolider leur projet sportif tout étant à la hauteur de l’événement.

C’est un retour au premier plan ! Sacré Champion de France de Pro D2, Oyonnax retrouve la Coupe d’Europe deux ans après son expérience en Champions Cup (2015/2016). Si l’histoire du SUO sur la scène continentale est récente – le club du Haut-Bugey a découvert la Coupe d’Europe en 2013/2014 – ses ambitions n’en demeurent pas moins élevées. Meilleure attaque de Pro D2 (avec 88 essais inscrits en 30 matches), le SUO retrouvera ainsi dans la poule 5 Brive, le Connacht et Worcester. « Ça semble être une poule accessible dans la mesure où Worcester termine 11ème de la Premiership, le Connacht 8ème du Pro 12, souligne Andrien Buononato, Directeur Sportif d’Oyonnax. Ça va nous permettre de nous étalonner. C’est une poule dans laquelle on doit pouvoir exister. Nous allons aborder cette compétition avec enthousiasme. Nous n’avons rien à perdre. » Oui, Oyonnax a bien l’intention de faire mieux que lors de ses précédentes campagnes pour accéder, pour la première fois, aux phases finales de la Challenge Cup.
 
« Nous allons aborder cette compétition avec enthousiasme. Nous n’avons rien à perdre. » Adrien Bononato
 
Fort d’un recrutement de qualité avec les arrivées du piler Vincent Debaty, du troisième-ligne Rory Grice ou bien encore du talonneur néo-zélandais Hika Elliot, les Oyomen peuvent prétendre jouer un rôle dans cette compétition qui offrira au vainqueur une place en Champions Cup. « Il y a une possibilité d’accrocher quelque chose, insiste Adrien Buononato. C’est toujours intéressant de défier les équipes anglo-saxones pour découvrir un nouveau rugby, de nouvelles exigences. C’est une belle étape pour progresser, pour révéler des joueurs comme je l’ai vécu au Stade Français avec des Plisson, Bonneval, Danty, Flanquart. Et c’est sympa pour notre public de recevoir de telles équipes à Charles-Mathon. On fera en sorte d’assurer nos matches à la maison et pourquoi pas, ensuite, accrocher un résultat à l’extérieur… Mais on ne pourra pas se permettre de prendre cette Challenge Cup à la légère. Quelle que soit la compétition, ça fait mal de perdre. Si on se met en difficulté en Challenge Cup, ça peut également nous pénaliser sur notre saison de Top 14. Même si on s’attend à une saison difficile avec notre statut de promu, on aura un effectif conséquent avec de jeunes joueurs de qualité pour se donner les moyens de faire de belles choses. »
 
« La Coupe d’Europe est un défi où la volonté d’être à la hauteur de l’événement doit primer. » Philippe Sella
 
De son côté, après avoir remporté la finale d’accession au Top 14 face à Montauban (41-20), le SUA essaiera de faire oublier sa dernière campagne européenne (2015/2016) où les Agenais n’étaient pas arrivés à remporter la moindre victoire en phase de poules. Mais la présence de Gloucester et Pau dans la poule 3 promettent des rencontres particulièrement disputées. « C’est une poule relevée avec la Section Paloise qui a réalisé une très belle saison en Top 14 et Gloucester finaliste de la Challenge Cup et qui a réussi à battre La Rochelle à Marcel-Deflandre en demi-finale (14-16), confie Philippe Sella, le Directeur Rugby du club. Ce seront les deux favoris logiques. Après, à titre personnel, je suis heureux qu’Agen se frotte à une grosse écurie anglaise avec un stade où il est très difficile de s’imposer. Et moi qui ai des origines italiennes, il me tarde de partager un moment avec l’équipe des Zebre. »
 
Finaliste de la compétition en 1997/1998 contre Colomiers (43-15), Agen court toujours après son glorieux passé pour retrouver son standing en Coupe d’Europe. Avec des renforts de choix à l’image du trois-quarts aile fidjien Vilikisa Salawa ou du deuxième-ligne italien Leandro Cedaro, les Lot-et-Garonnais auront sans doute leur mot à dire.  « Montant de la Pro D2, on va essayer de relever ce défi et de ne pas être « fanny » sur cette compétition comme il y a deux saisons, rappelle Philippe Sella. Le but est d’être une équipe difficile à manœuvrer chez nous, à Armandie, pour le plaisir de notre public et pour glaner quelques points. Cette Challenge Cup doit également nous permettre de gagner en confiance. La Coupe d’Europe est un défi où la volonté d’entreprendre, d’animer le jeu, d’être à la hauteur de l’événement doit primer. L’équipe d’Agen devra prouver qu’elle est au niveau. » Et tenter d’imiter le Stade Français, tenant du titre.
 
Poule 1 : Newcastle Falcons, Newport Gwent Dragons, Bordeaux-Bègles, Enisei- STM
 
Poule 2 : Cardiff Blues, Sale Sharks, Lyon, Toulouse
 
Poule 3 : Gloucester Rugby, Pau, Zebre Rugby, Agen
 
Poule 4 : Stade Français Paris, Edinburgh Rugby, London Irish, Krasny Yar
 
Poule 5 : Brive, Connacht Rugby, Worcester Warriors, Oyonnax